Berlouffes, hurlus, nieulles, …

Craquelins, harengs, fromages, saucisses, louches, chats … On jette de tout du haut des beffrois du Nord !

Des foules se bousculent et se pressent sur les places pour attraper une poupée de chiffon, un morceau de brioche (craquelin) à Neuville en Ferrain, des louches à Comines, des petits sablés (nieulles) à Armentières, des chats à Ypres (Belgique) – que les protecteurs des animaux se rassurent il y a bien longtemps que des chats « poupées » remplacent les vrais chats.

Une tradition festive qui témoigne souvent d’épisodes dramatiques de disette ou de guerre, mais que l’on fait revivre ici en les détournant avec humour.

A Comines-France, car il existe un Comines Belgique – Komen – en flamand, les deux villes n’étant séparé que par la Lys, rivière canalisée. (Autrefois Comines (France) et sa sœur jumelle belge ne faisaient qu’une. Elle est coupée en deux par le traité d’Aix-la-Chapelle signé par Louis XIV. Comines Nord fit alors partie provisoirement du royaume après le Traité de Nimègue en 1678.)

A Comines France donc, on lance des louches de l’hôtel de ville chaque année, le second dimanche d’octobre. Pas de rapport avec quelques souvenirs de grand chef ou quelques repas gargantuesques au temps des rois maudits. Cette fête des louches est issue d’une ancienne légende locale qui a différentes interprétations. Il y aurait bien longtemps un seigneur avait été enfermé dans une tour pour le soustraire au reste de ses hommes et jouir de son bien. S’étant fait connaître par le moyen d’un couvreur travaillant au dessous de son cachot, il jeta par la fenêtre tout son petit ménage de bois, avec quoi on lui servit à manger.

La fête des Louches démarre le dimanche vers 15 heures par un cortège qui traverse la frontière et illustre les légendes de la ville accompagnée du défilé des géants.

La Confrérie de la Franche Louche (qui arborent les armoiries de la famille de Clyte) est installée dans un des nombreux chars et lance des cuillères en bois tout au long du cortège. Vers 17H 17H15, les membres lancent alors, du haut de la mairie, des dizaines de louches sur la foule. C’est mouvementé et plutôt chaud. Gare à la louche sur la tête et aux dizaines de mains qui veulent attraper le même graal. En parallèle à la manifestation, il y a une ducasse et de nombreux exposants.

Petite anecdote historique, pendant la Première Guerre mondiale les bombardements détruisent quasiment entièrement Comines. L’ancienne église et le beffroi sont touchés. Parmi les soldats Allemands blessés il y aurait eu un certain Adolphe Hitler.


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