Un Ange à la mer

Louis a 12 ans (Martin Nissen) et vit avec son grand frère, Quentin, et ses parents (Anne Consigny et Olivier Gourmet) à Sidi Ifni, une petite ville du sud du Maroc.
C’est un gosse plein de vie et heureux de vivre, jouer au foot, nager, s’assoir sur le rebord de la fenêtre de la portière de la voiture pour profiter du vent. Il est drôle et farceur, il aime rire, découvrir, inventer.

Jusqu’au jour où son père dépressif l’appelle dans son bureau et après s’être assurer qu’il garderait bouche cousue – « Je jure sur la tête de mon grand frère de garder le secret. Si je mens, il va en enfer et moi avec! » annonce Louis. « Et c’est quoi ton secret, papa ? » – lui révèle un secret.
Un secret si lourd que du jour au lendemain Louis change, il troque son insouciance contre une angoisse permanente qui va le ronger jour après jour. Et il n’a plus qu’un message pour son père : « La vie est belle, papa ! Tu vas voir, la vie est belle… » et un refrain le poème « Réversibilité » de C. Baudelaire.

Ange plein de gaieté, connaissez-vous l’angoisse,
La honte, les remords, les sanglots, les ennuis,

Cette histoire à la fois simple et compliqué nous tiens en haleine tout le long du film, car même s’il ne s’agit pas d’un polar, il y a un suspense qui nous emmènes jusqu’à la scène finale.
S’il y a une chose que je regrette c’est la musique beaucoup trop souvent présente à mon goût. Par contre les jeux de lumières sont superbes.



Côté acteur Olivier Gourmet dans le rôle du père dépressif est sidérant et le jeune Martin Nissen joue avec beaucoup de vérité et de justesse.

C’est un film sur la maltraitance, fort, poignant, bouleversant mais aussi très poétique. Il nous rappelle à tous que la maltraitance n’est pas seulement physique, elle peut-être aussi psychologique.
C’est un sujet grave qui doit faire réfléchir les parents. Trop d’enfants portent plus souvent qu’on ne le croit nos souffrances et soucis d’adultes! Et ils n’ont souvent pas la maturité suffisante pour prendre la distance nécessaire face à des paroles, à des mots qui peuvent nous paraître anodin.

Que c’est douloureux, la fin de l’insouciance et de l’innocence.

Frédéric Dumont avait jusqu’ici essentiellement réalisé des documentaires, ce film est son premier long métrage qu’il ait écrit et c’est sa propre histoire qu’il met en scène. On comprend alors pourquoi il a attendu le décès de son père pour le réaliser.

Le film a reçu en juillet 2009 le Globe de Cristal du 44e festival international de Karlovy Vary, en Bohème (République tchèque). De plus Olivier Gourmet partage le prix du meilleur acteur avec l’Américain Paul Giamatti (« Les âmes mortes » de Sophie Barthes).

Le film est sorti en Belgique le 10 Février 2010, il devrait sortir en France le 30 juin 2010
http://www.unangealamer.be/
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Réalisé par Frederic Dumont
Avec Olivier Gourmet, Anne Consigny , Martin Nissen



4 Commentaires
  1. 4 mai 2010
  2. 4 mai 2010
  3. 5 mai 2010
  4. 5 mai 2010

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