Adios Shéhérazade de Donald Westlake

En rangeant un peu ma bibliothèque voilà que je tombe sur ce polar de Donald Westlake, je l’avais lu il y a bien longtemps et ne m’en souvenait plus. Comme le titre me faisait penser à une amie, après l’avoir mis dans ce qu’elle appèle sa PAL, qui est plutôt sa GAV en ce moment, enfin dans la mienne de PAL; l’heure était venue de l’en sortir.

Pour tenter de me remémorer le roman, je lis la 4ème de couverture.

« Edwin Topliss écrit des romans porno en série. Mais un jour, il tombe en panne de fantasmes. Ses quinze pages quotidiennes et besogneuses se transforment en règlement de comptes avec lui-même et sa vie minable… 
 »

Cela ne me disant que vaguement quelque chose, sans plus, j’en entrepris la lecture, après tout un polar permet souvent de passer un bon moment. Mais que fait ce roman dans une collection de polar ! L’édition de ma bibliothèque provenait de la série Point Seuil Policier, et ceux que l’on trouve dans le commerce actuellement dans la collection Rivages/Noir.

Ce n’est en rien un polar, sans doute juste un délire d’écrivain qui ne sait plus quoi écrire. Et tout le roman pourrait bien être une sorte d’autobiographique imaginaire, mais surement pas un polar. Et ce n’est pas parce que Donald Westlake écrit des polars, qu’il faut qualifier toutes ces romans de polar, à croire que les éditeurs ne l’ont même pas lu !

Pour en revenir au roman « Edwin Topliss écrit des romans porno en série. Mais un jour, il tombe en panne de fantasmes. » On peut même préciser qu’il est en fait un nègre. A partir de là on se retrouve avec un délire d’écrivain devant sa page blanche, qui tape tout ce qui lui passe par la tête. Il a dix jours pour écrire son roman, et chaque jour qui passe voit son délire s’accroître et ses pages dactylographiées en sont le reflet.

Puis tout « s’emballe » quand après avoir lu ses pages, sa femme ne faisant pas la différence entre réalité et délires, entre vérité et fantasmes, le quitte. Quand j’écris « tout s’emballe » c’est une figure de style car il est vraiment difficile de s’enthousiasmer pour ce roman qui ressemble surtout à une psychanalyse sur papier, à un blog d’ado avant l’heure.

Quand j’écris ces lignes, il me reste une vingtaine de pages à lire, pas très sérieux direz vous, mais je vais devoir faire un gros effort pour le terminer et ranger ce roman au fin fond de la bibliothèque. Si je n’avais pas un étrange attachement viscéral aux livres, je le mettrai sans doute au fond de la poubelle !

Un dernier mot sur la couverture, je trouve celle de l’édition Points Seuil bien meilleure que celle de Rivages/Noir.

Alors si malgré tout vous avez envie de la lire, ne vous gênez, mes opinions ne sont pas paroles d’évangile !

Petite bio de Donald Westlake trouvé je ne sais plus où sur le net :

Donald Westlake est né le 12 juillet 1933 à Brooklyn. Écrivain prolifique et éclectique, il a écrit plus d’une centaine de livres, approchant bon nombre des genres de la littérature policière que ce soit le polar humoristique (son genre de prédilection), le roman policier, le roman noir, le thriller, le fantastique ou même la science-fiction.
Il a écrit sous divers pseudonymes, en particulier ceux de Richard Stark et Tucker Coe.
Spécialiste du roman de « casse », ces deux personnages préférés et récurrents sont John Dortmunder, cambrioleur professionnel aux aventures rocambolesques poursuivi par la poisse et Parker (sous le pseudonyme de Stark), jumeau sérieux de Dortmunder, un cambrioleur froid, cynique et efficace.
Il a remporté par trois fois le Edgar award, et a été désigné en 1993 Grand Master de l’association Mystery Writers of America.
Donald Westlake s’est éteint le 31 décembre 2008.


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10 Commentaires
  1. 9 mars 2011
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  3. 9 mars 2011
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  5. 9 mars 2011
  6. 9 mars 2011
    • 9 mars 2011
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  7. 9 mars 2011
  8. 10 mars 2011

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