Les Caprices de Goya

Oeuvres censurées par l’Inquisition Espagnole, 80 gravures sont visibles à Lille.

Au Musée des Beaux-Arts de Lille, Goya n’est pas un inconnu. Deux toiles du maître exposées à demeure « les Jeunes » et « les Vieilles ».
Dix ans après l’exposition « Goya, un regard libre » (du 12 décembre 1998 au 14 mars 1999) organisée par la Réunion des musées nationaux, la Ville de Lille – Palais des Beaux-Arts et le Musée de Philadelphie où ensuite elle fût installée ; Revoilà Goya avec cette fois ci ses Caprices.

« Francisco de Goya y Lucientes (Fuendetodos, 1746 – Bordeaux, 1828) compte, avec Velázquez, parmi les plus grands peintres de l’école espagnole et de l’histoire de l’art européen. A l’instar de Dürer au XVIe siècle et de Rembrandt au XVIIe siècle, il fut également un dessinateur et un graveur exceptionnel. Devenu sourd en 1792, Goya transforme son art jusqu’alors fait de scènes religieuses, de scènes aimables ou de portraits, pour créer des œuvres aux tons plus sombres, portant un regard ouvertement critique sur les événements et la société de son temps. Trois grands thèmes y sont abordés : les relations amoureuses, la satire sociale et la sorcellerie où le fantastique règne davantage. Ils sont une des expressions majeures de cette révolution artistique et esthétique au crépuscule du siècle des Lumières. La série des Caprices, dont la première édition parait en 1799, se compose de 80 estampes réalisées à l’eau-forte et à l’aquatinte, parfois rehaussées de burin et de pointe sèche. Ces images satiriques d’une grande finesse d’imagination, sont comme des rébus dont la subtilité de lecture pose encore de nombreuses interrogations sur leur interprétation. En explorant l’âme humaine à travers ces estampes, Goya leur confère un langage universel et intemporel. L’exposition présente la série dans son intégralité pour la première fois à Lille. Musée des Beaux-Arts de Lille »
Cette série de gravure fut rapidement censurée sous la pression de l’Inquisition. Celle ci n’ayant sans doute guère goûté la satire violent des vices communs à tous les hommes.
En complément aux 80 gravures du Maître, sont présentées des oeuvres contemporaines des frères Jack et Dinos Chapman, Yasumasa Morimura, Rona, Pondick, thomas Schütte et David Reekie.
Cette exposition préalablement prévu du 25 avril au 28 juillet sera prolongée jusqu’au 17 août 2008.
Vous pouvez aussi lire les 28 pages du Guide visite (PDF)

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2 Commentaires
  1. 19 juin 2008
  2. 20 juin 2008

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