Le monde du fleuve – Riverworld

Le jour du grand cri, tous les humains qui ont jamais vécu sur terre, se réveillèrent, nus et glabres, sur les rives d’un fleuve immense, le Fleuve de l’éternité. Trente ou quarante milliards, issus de toutes les époques et de toutes les cultures, chacun parlant sa langue, chacun ayant sa conception de l’au-delà, et immensément surpris de se retrouver vivants.

fleuve

 

Parmi eux, des ressuscités célèbres en leur temps, l’explorateur Richard Burton, Som Clemens, alias Mark Twain, Jean sans Terre, Hélène de Troie, Cyrano de Bergerac, Mozart, Ulysse. Et tous les autres.

 

Le héros, Sir Richard Francis Burton rencontre rapidement ses semblables qui ont subi le même sort. Il redécouvre son corps de jeune homme. Chacun a retrouvé son corps de 25 ans, excepté ceux qui sont morts plus jeunes, mais il n’y a pas non plus d’enfants de moins de 5 ans – pas assez autonomes sans doute.

Il se constitue rapidement un groupe dont il devient le chef : parmi-eux un Néanderthalien très utile pour le combat et la survie primitive et aussi un extra-terrestre de Tau Ceti, Monat, venu au xxe siècle sur Terre où il y est mort après avoir a priori provoqué l’extinction de la race humaine.

Ils assistent alors à la renaissance des clans puis des civilisations du Monde du Fleuve ; de nouveaux conflits apparaissent, pour les femmes ou pour la nourriture même s’il existe des tours en forme de champignons qui distribuent toutes les commodités aux revenants dans des boîtes personnelles.

Au fil du temps ils construisent une embarcation dans l’idée de remonter le Fleuve à sa source et de découvrir qui a construit ce monde impossible, qui les a ramenés à la vie. Et pourquoi ? Mais le Fleuve semble être infini et pour cause il fait pas moins d’une trentaine de millions de kilomètres de long ! Mais il n’aura de cesse de remonter ce fleuve pour comprendre.

riverworld-01Le Monde du fleuve (To Your Scattered Bodies Go) est un roman de science-fiction de l’écrivain américain Philip José Farmer paru en 1971. C’est le premier volet du cycle intitulé Le Fleuve de l’éternité comprenant 5 volumes :

Le Monde du Fleuve (prix Hugo)

Le Bateau fabuleux

Le Noir Dessein

Le Labyrinthe magique

Les Dieux du Fleuve.

J’ai apprécié ces romans, au fil de la lecture on en découvre toujours un peu plus même si à la fin il reste toujours un mystère. Une grande partie est plus un roman d’aventures picaresques que de science fiction, même si leur arrivée le long de ce fleuve est intrigante. Ce n’est qu’à la fin que l’on rentre vraiment dans la science fiction.

J’ai eu le plaisir de lire ce cycle fantastique il y a quelques années maintenant et je l’avais un peu oublié avant de voir la première partie d’un téléfilm « RiverWorld ». Un étrange sentiment de déjà vu m’a alors assailli, même si l’histoire me semblait un peu arrangée et c’est alors que je me suis souvenu de ces romans.

riverworld-02Ce téléfilm n’était pas le première tentative d’adaptation de ces romans. Déjà en 2003 Sci Fi a produit une adaptation télévisée sous le titre « Riverwold » de Karl Skogland, pilote de série resté sans suite. Dans ce téléfilm le héros principal était un astronaute américain et non Sir Richard Burton comme dans le livre.

Pour la saison 2009-2010 Sci Fi USA a donc récidivé en commandant à RHI Entertainment Inc. un téléfilm en 2 parties appelés Riverworld. Toujours basé sur les romans de Phillip Jose Farmer. Cette fois aussi de nombreuses libertés sont prises avec les romans. Le héros est un reporter américain, Matt Ellman et sa fiancée Jessie, tués lors d’un attentat terroriste. On retrouve aussi Sir Richard Burton, mais cette fois çi il fait parti des « méchants » tout du moins dans la première partie, pour la suite je ne sais pas .

riverworld-03Dans cette adaptation, les humains ne se réveillent ni nus, ni glabre. Point d’enfants non plus et même s’il n’y a pas de personnes âgées il paraît évident que nombre de personnages ont plus de 25 ans ! Pas de Néandertalien, ni d’extra-terrestre, on a l’impression que tout une partie de l’univers de Farmer a été passé au compte de pertes et profits.

Je comprend bien qu’il soit difficile de reprendre tout son univers, mais c’est un peu dommage de le modifier ainsi.

Les scénaristes des adaptations sont tels des indiens Jivaro, des réducteurs nés, mais la réduction n’est pas toujours très ressemblante et souvent bien pâlichonne par rapport à l’original. Alors pourquoi pas ce téléfilm, mais surtout je vous conseille de lire les romans.

3 Commentaires
  1. 10 mai 2010
  2. 10 mai 2010
  3. 11 mai 2010

Laisser un message

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *