Jardins familiaux

Petite balade le long des anciens remparts de Lille par une belle journée d’octobre ensoleillée, et passage par les jardins familiaux.
En premier lieu, oui il y a des remparts à Lille, enfin il y a eu, car il en reste peu aujourd’hui. Les besoins d’expansion de la ville ont fait qu’ils sont pour la plupart détruits entre les deux guerres mondiales. Mais, outre les remparts autour de la citadelle, on en retrouve des petits bouts un peu partout, ainsi que diverses portes.



Mais aujourd’hui direction les jardins familiaux, autrefois ouvriers. Ce type de jardins serait né en Allemagne au 19e siècle, ils apparaissent en France à Saint-Etienne et à Sedan. Mais c’est à la fin du siècle que l’idée sera reprise et généralisée par l’abbé Jules Lemire à Hazebrouck dans le Nord de la France et seront baptisés jardins ouvriers.

Le but de l’abbé Lemire était d’améliorer les conditions de vie des familles de conditions modestes en leur permettant grâce à une parcelle de terrain mise à disposition, de faire pousser des fruits et des légumes afin de mieux faire face à leurs besoins alimentaires au quotidien.

En 1945, le mouvement des jardins ouvriers porté par les actions du Front Populaire notamment devient un vrai succès avec plus de 250 000 jardins ouvriers en France. En 1952, les jardins ouvriers prennent officiellement le nom de jardins familiaux. La loi votée cette année là inscrit les jardins familiaux dans le cadre législatif du Code rural. Les jardins familiaux doivent alors être gérés par des associations loi 1901 à but non lucratif.


Outre les jardins familiaux il existe aussi ce que l’on appèle les jardins partagés (de quartier) donc l’objectif principal est de re-dynamiser la vie collective du quartier. Il est organisé en parcelles ou en collectif, avec un animateur chargé de faire respecter les règles d’usages définies par les habitants. Le jardin permet aux habitants de nouer de nouvelles relations, de créer de nouveaux échanges et de se réapproprier l’espace extérieur.

On parle aussi de jardins partagés ou communautaires, c’est alors l’ouverture et la culture de la parcelle collectivement et librement. Chacun apporte sa contribution, ses idées dans les choix des plantations et espèces. Cela peut poser plus de problème car il faut s’accorder sur tout. Cette forme de jardin collectif urbain est né à New York au début des années 1970, sous le nom de community gardens.

En France, le concept s’est ancré à Lille, d’où il essaime progressivement. A Lille il y a les jardins des Maguettes, de Wazemmes, des (re)trouvailles, du Pré Muché et le jardin Comme une aut’Terre. Ces jardins sont des lieux de rencontres et d’animations gérés de façon collective par des habitants volontaires. Ils sont ouverts sur le quartier aussi souvent et régulièrement que possible, mais néanmoins clôturés pour permettre la pérennité des aménagements effectués par les habitants

Outres ces jardins communautaires, la ville de Lille compte aussi six jardins familiaux gérés par la mairie ou par une association. La ville modernise d’ailleurs ses jardins familiaux par l’installation progressive de nouveaux cabanons en bois, notamment dans les jardins de la Poterne.
Même si parfois l’arrivée de ces cabanons modernes n’enchante guère certains jardiniers amateurs qui ont du mal à se séparer de leurs anciennes cabanes parfois aménagées comme une « résidence secondaire ».



A La Poterne, la location est de 40 € par an. La demande est très forte et il faut souvent attendre longtemps avant de pouvoir bénéficier de son lopin. Le profil du demandeur est en train de changer , il y a moins de retraités hommes. Ils sont de plus en plus jeunes et les femmes s’y mettent aussi.
L’élu aux espaces verts, Éric Quiquet, précise aussi que leur nombre devrait doubler d’ici 2014 à la fois par la recherche de foncier supplémentaire et par la rationalisation des surfaces actuelles. Il faut signaler qu’aujourd’hui les surfaces vont de 40 à 200 m².
Les jardins sauvages au pied de la Résidence Marcel Bertrand pourraient se transformer en une cinquantaine de parcelles. Le réaménagement du parc de la Citadelle prévoit également la création de jardins familiaux. Ce réaménagement est encore à son tout début, car avant de réaménager il faut faire libérer le terrain; c’est la déconstruction de stade de football Grimonprez Jooris qui est en cours, ainsi que de certains bâtiments militaires (pas la Citadelle bien évidement).

En cherchant quelques informations sur la toile je suis tombé sur une expérience intéressante, les jardins du Zéphir à Aulnay-sous-Bois. Les jardins sont entre deux barres d’immeubles HLM et ont permis de retisser du lien entre les habitants et de transformer une zone devenue presque une décharge en de sympathiques jardins. Je vous invite à aller voir leur site :

Les Jardins du Zéphir, vous pourrez même y voir une vidéo d’une émission de télévision sur le sujet.

12 Commentaires
  1. 13 octobre 2010
  2. 13 octobre 2010
  3. 13 octobre 2010
  4. 13 octobre 2010
  5. 13 octobre 2010
  6. 13 octobre 2010
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  11. 13 octobre 2010
  12. 14 octobre 2010

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