Chômage de Grand Carré

La suite de la petite balade le long des remparts a aussi été intéressante. Après le passage par les jardins familiaux on retrouve le canal de la Deûle, pour une fois bien calme !

Habituellement on assiste en permanence à un va et vient de péniche et aujourd’hui le vide total … y aurait-il grève aussi chez les bateliers ? Non en fait c’est simplement une période de chômage de l’écluse de Grand Carré.

Habituellement, pour tout un chacun, lors des périodes de chômage l’activité est plutôt ralentie. Au niveau des écluses c’est tout le contraire. Il y a du monde qui s’active pour s’occuper de l’entretien et des réparations à faire à l’ouvrage.

On ferme des deux côtés, au delà des portes pour pouvoir s’en occuper aussi, et on vide le zinzin de l’eau et différents objets que l’on peut y trouver. C’est aussi l’heure des moules frites, car des moules on en retrouve à la pelle !

Le chantier étant interdit au public je n’ai pas beaucoup de photo à vous montrer, mais allez voir Chômage à l’écluse de Lille des photos qui ont été prise en 2008 lors d’un précédent chômage de cette écluse, et C’est quoi un chômage

Les quelques photos que j’ai pu prendre tout de même, avec une question quand même, je me demande bien pourquoi le grutier jette des roches dans l’eau … habituellement ils retirent toutes sortes de déchets plutôt que de remplir la canal de gros cailloux !

A propos de déchets, le mois dernier lors d’une opération d’une quinzaine de jour menée conjointement par des gendarmes de la brigade fluviale, de la brigade nautique (pour les plongeurs) et les Voies navigables de France quelque 90 épaves de voitures ont été retirées du canal entre Don et Sequedin, soit seulement une dizaine de kilomètres.

La procédure est très cadrée. Tout d’abord et préalablement à l’opération, lors de relevés bathymétriques réalisés avec un sonar par les VNF ( Voies navigables de France) sont cartographiés des  » points hauts « .

Lors de l’intervention elle-même un gendarme va plonger dans cette eau opaque avec une visibilité nulle. Puis à l’aveugle va repérer le véhicule et vérifier qu’il n’y a personne à l’intérieur. Une bouée est alors posée et place alors au grutier en charge de la remonter sur une barge. Ensuite le travail d’identification est réalisé par les gendarmes ces voitures pouvant aussi leur permettre de faire progresser ou même conclure des affaires en cours. Il s’agit pour la plupart de voitures volées, « jetées après usage », ou d’arnaque à l’assurance.

Si le véhicule est encore  » occupé « , ce qui est rare, les lieux sont  » gelés  » afin de pouvoir effectuer des prélèvements (ADN, eau, …).
Même sur les canaux la vie n’est pas un long fleuve tranquille.

Mise à jour 24/10/2010 :
Précisions apportées par WASTAMAN59 sur cafeduweb.com
Le grutier jette des enrochements dans l’eau car le débit important du barrage entraine un affouillement (-7m par rapport au NNN au lieu des 4m requis) au niveau du pont pouvant déstabiliser le rideau de palplanches en rive droite.

5 Commentaires
  1. 15 octobre 2010
  2. 15 octobre 2010
  3. 15 octobre 2010
  4. 15 octobre 2010
  5. 24 octobre 2010

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